Réunion Citoyens-Mairie avenue Lalonde 10 mars 2025

Passerelle de l'UsineC

Une belle rencontre citoyenne s’est tenue hier à l’UsineC sur le projet de rénovation de l’avenue Lalonde, en présence des résidents du quartier, des équipes techniques de Ville Marie et de Sophie Mauzerolle notre conseillère du district Sainte Marie,soit une trentaine de personnes

Au yeux des services techniques, la rénovation se justifie par la mise aux normes de la rue, en particulier les trottoirs et l’éclairage public, en plus de mettre à niveau par chemisage le réseau d’égout (qui date du 19e siècle). La ville en profitera pour embellir la rue avec des arbres, des plates bandes et du mobilier urbain. La vitesse des voitures ne dépassera pas 20 Km/h.. Les travaux seront de soixante jours de juillet à aout 2025, il n’a pas été précisé leurs impacts sur les riverains –En résumé

Les contre

  1. Certains résidents acceptent mal la suppression des places de stationnement gratuites de la rue (une quinzaine, actuellement, des 2 bords de la route). La solution de la ville est de placer en zone vignette 22 les quelques stationnement qui restent non payants de la rue Panet et de la rue de la Visitation (c’était pas très clair…) . Cela impacte en particulier les gens qui viennent se faire visiter ou ceux qui viennent travailler en voiture pour les entreprises locales.
  2. Le mobilier urbain ne doit pas être un prétexte à une flânerie excessive dans la rue ( bruit, fumée de pot, invectives, etc..) pour ceux qui y vivent. Une entente harmonieuse est demandé par les riverains, en particulier avec la population itinérante intoxiquée généré par le SIS voisin
  3. Un designer à la retraite a fait la remarque que l’image d’artiste exposée ne reflétait pas le caractère “ancienne usine type industriel” de la rue (en particulier sa passerelle aérienne, qui fait son charme, et sa proximité continue au NORD avec le bâtiment de l’Usine C). la nouvelle rue Lalonde ne doit pas être un copier-coller de la rue Berthier voisine qui a été rénové l’année dernière

Les pour

La majorité des intervenants a salué cette présentation, certains applaudissant ( au figuré) la suppression des stationnements, la création des espaces verts ( les arbres en particulier, avec un bémol pour les plates bandes) et l’aménagement du mobilier urbain avec une balancelle. La rue berthier a été cité comme un exemple à suivre par un intervenant.

Les améliorations demandés

Travailler plus sur le mobilier urbain qui ne doit pas être un lieu de “fumerie” de pot ou de beuveries, ajouter des ralentisseurs pour la sécurité des piétons et cyclistes, garder des places de stationnement, préserver son caractère à la rue Lalonde qui est plus un lieu de résidence qu’un lieu de passage (même si la rue est à tout le monde, expression qui veut rien dire et tout dire à la fois…soyons lucide, voyons ! )

Quelques remarques non exprimés (beaucoup d’intervenant, peu de temps)

Garder un stationnement continu avec vignette et sans vignette ( payant ?) pour une (1) seule journée (afin que les invités et travailleurs de nuit puisse se stationner ) tout au long du coté SUD afin de faciliter la vie des résidents et apporter un peu de vie à la rue (paradoxalement, c’est visible rue Berthier, l’absence de voiture crée un vide spatial.) Cela permet aussi de créer une distance avec les appartements du rez de chaussé comme actuellement.

L’UsineC ne s’est pas exprimé au cours de cette rencontre

Une seule vue d’artiste a été exposé : de l’ouest vers l’est. Les couleurs et les matériaux n’ont pas été précisé . Si c’est comme la rue Berthier, le gris prédomine… surtout en hiver, avec des bâtiments assez hauts et plutôt sombres, et une rue orientée EST_OUEST

Une suggestion : se revoir avec des nouvelles vues d’artistes et le designer à la retraite !

Le figurant

Comme dans la chanson de Michel Sardou, le commerçant de Montréal n’est qu’un figurant dans une pièce mise en scène par les communicants de la Ville, soit un acteur mineur interchangeable qui fait partie du décor…C’est lui qu’on voit derrière Valérie, ou au coté de Manon ou Steven. Et encore, nous on est plutôt tout au fond, avec les résidents, ceux qui sont devant ce sont plutôt les cute OBNL financées avec nos taxes …

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2024-11-20/plaza-saint-hubert/un-gros-non-a-la-pietonnisation.php

Les commerces sont accessibles pendant les travaux

Le commerçant n’est pas perçu comme une entité utile, mais comme un figurant ou ,pire , un emmerdeur potentiel qui vient chialer auprès de la ville quand il y a des travaux dans la rue, c’est a dire tout le temps. Prenons par exemple une boulangerie artisanale, qui transforme des farines du Québec, qui produit localement et avec qualité, vend sur place et fait travailler plusieurs dizaines de personnes tout en nourrissant des centaines par jour. Vous croyez qu’elle va être entendu si la Ville décide d’installer des cônes pendant des mois devant sa porte, pour la défoncer, et mettre la rue Ontario en sens unique.

Sommes nous pris en compte ?

Et bien non, rien, pas un brin de dialogue, et si y en a, c’est pour nous passer le beurre, et nous dire que nos croissants sont très bons. Pour les institutions politiques, ceux qui nourrissent les gens , c’est la grande distribution, that’s it, et c’est suffisant pour eux. De plus, si il faut agrandir un collecteur d’égout en défonçant la rue pendant encore 6 mois, on va pas de nouveau prendre en compte les commerçants! L’économie de la construction, c’est bien plus important, presque une forme de dictature, tu peux rien faire.

C’est vrai, quoi, les commerçants autonomes, ce sont des emmerdeurs qui se font plein de blé (!) , tout le monde le sait…En plus, ils font des projets en solo, sans consulter la ville, avec l’aide de quelques propriétaires courageux, prêt à investir dans des idées folles qui servent la collectivité. Faire de la figuration, c’est être partie intégrante du décor sans participer à la pièce. Pourtant un artisan ou commerçant se caractérise par son dynamisme et sa dynamique. L’ignorer c’est appliquer une idéologie qui ne prend pas en compte une des principales composantes de notre société civile.

Les villes deviennent des Disney land

c’est en gros ce que je constate déjà quand je descends aux vieux port de Montréal, décor pittoresque et animé comme Disney land, vaste superficie ludique qui n’accueille plus que des touristes de passage. A part le marché bon secours, l’offre de vente se résume à de la camelote vendus dans des containers tous pareils peinturés de couleur vive pour faire joyeux. C’est très beau, mais pour celui ou celle qui habite Montréal, que c’est triste ce décor en carton pâte…je préfère mon centre sud bien vivant !

Travaux rue Ontario

De nouveaux TRAVAUX rue Ontario dans CENTRE sud ville marie MONTRÉAL

Un article établi avec la complicité de la ville de Montréal (communicant : HUGO BOURGUOIN) , relayé par les réseaux sociaux (centre sud mon quartier) , qui prouve encore à quel point les commerçants et acteurs culturels ne sont pas pris en compte dans la politique de la ville de Montréal.

Nous pouvons soi disant nous adresser à un interlocuteur qui nous contactera : pas de nom, pas de coordonnées, que de la bull shit de communicant !

https://www.journaldemontreal.com/2024/09/27/des-travaux-annonces-a-la-derniere-minute-un-manque-de-respect-disent-des-commercants