C’est un pas énorme en terme démocratique, car un débat avec les résidents citoyens du quartier est en train d’être mis en place !
Merci à Claude Pinard pour cette initiative !
Alors oui, on certains parlent toujours d’itinérance pour cacher la vraie cause des problèmes de cohabitation entre les différentes populations de la ville.
On veut aussi toujours cacher les itinérants dans des logements sociaux ( de futurs SIS ?) qui seront la propriété des OBNL qui vivent largement des l’industrie de l’assistanat sur fond public
Mais ça avance doucement vers une solution qui respecte les équilibres du quartier.
Merci aux résident·es qui ont participé à notre rencontre citoyenne sur la cohabitation dans le secteur de la rue Ontario Est, organisée par l’arrondissement mardi soir.
Je suis sorti de cette rencontre avec une grande fierté pour notre quartier. Malgré l’ampleur des défis, les échanges se sont déroulés dans le respect et avec beaucoup d’empathie, et chacun·e souhaitait contribuer à trouver des solutions.
Un compte rendu sera préparé par les équipes de l’arrondissement, et nous poursuivrons le travail avec les partenaires afin d’identifier des pistes de solution et les prochaines étapes.
Je prends également note de la nécessité d’inclure les personnes utilisatrices des services communautaires dans les prochaines étapes. Le maillage entre cette démarche et les différents comités existants sera essentiel.
J’ai d’ailleurs assisté hier à la réunion du Comité de secteur Beaudry–De La Visitation, piloté par la CDC Centre-Sud, où nous avons pu partager les premiers constats avec les organismes présents sur la rue, notamment Spectre de rue et Geipsi.
Finalement, plusieurs personnes ont rappelé l’importance d’investir dans le logement social, les services en santé mentale et le traitement des dépendances pour répondre aux crises actuelles. Le besoin de multiplier des ressources, notamment des services de consommation supervisée, dans d’autres quartiers a aussi été soulevé. C’est un message que je continuerai de porter auprès de la Ville, ainsi que dans les discussions entourant les élections provinciales et l’élection partielle à venir dans Laurier–Sainte-Marie.
Ce texte n’a pas l’ambition de résoudre le problème de l’itinérance, il part d’une réalité résidentielle et professionnelle dans le quartier de Centre SUD de Montréal. Il énumérè, souligne, décrit, commente parfois avec humour, une situation sociale qui se dégrade dans la rue (ou l’espace publique selon le jargon du technicien de surface) , en particulier autour du Site d’Injection Supervisée (SIS) de l’organisme spectre de rue.
Ce n’est pas tant le nombre d’itinérants qui augmente, c’est plus une concentration excessive d’usagers de la drogue aux comportements non respectueux des autres citoyens, tolérée par les autorités de tous bords ( politiques, santé publique, polices, universitaires, ou les organes de presse).
Ce n’est pas non plus une critique en règle du mémoire PAZARELLI de la part d’un résident qui habite depuis plus de 10 ans le quartier. C’est plutôt le constat que l’expérimentation sociale mise en place par la santé publique, basé sur certains travaux de l’UdeM, ne fonctionne pas en l’état actuel des choses.
Historique du mémoire PAZARELLI
En effet, une grande partie de la stratégie de la santé publique de Montréal s’appuie sur une théorie sociale tirée du rapport PARAZELLI, un professeur associé de l’école de travail social, de l’UQAM
On trouvera ici une synthèse de ce rapport dans un jargon sociologique propre à l’univers du travail social
Plus intéressant, ce mémoire, un texte de 2025, écrit par PARAZELLI dans le cadre de la consultation publique OCPM sur l’itinérance à Montréal. Il recense les causes de ce phénomène, et établit un certain nombre de recommandations qui claquent comme des sermons.
Les causes de l’itinérance ou pourquoi les gens tombent dans la rue ?
Le leitmotiv des organismes communautaires ou de PARAZELLI , c’est de dire que l’accès aux logements devient trop difficile : soit trop cher dans le privé ou, trop réduit a travers le logement social.
Personne ne dit que la cellule familiale ne joue plus son rôle dans certains cas, que c’est alors à la Société de prendre le relais, via la Direction de Protection de la Jeunesse (DPJ) bien souvent, ou la prison, ou d’autres institutions étatiques
Personne ne parle du cocktail drogue (avant c’était l’alcool) -santé mentale dans un contexte de difficultés familiales . Le filet familial ,ou celui des amis, se déchire a essayer d’aider une personne, alors elle se retrouve seule, vulnérable, sans défense face à des mauvaises influences . La pire des choses ,à ce moment, ce sont les pensées suicidaires . Même si elle avait un logement, elle est incapable de vivre avec ses voisins ou de se prendre en main pour le ménage ou se faire à manger.
Certains tombent alors à la rue.
Le sermon de PARAZELLI
En gros, comme politiquement le citoyen itinérant a les mêmes droits que le citoyen résident, le principe d’un partage équitable de l’espace public est GARANTI par la loi .
C’est LE fondement de sa théorie, et sa conclusion aussi . Dans 6 recommandations.
C’est oublier assez vite un certain nombre de réalités de base, et on se demande parfois si RAPAZELLI habite dans les quartiers qu’il décrit …
LES OUBLIS de PARAZELLI
L’économie de la drogue
Il n’est a aucun moment fait allusion à l’économie de la drogue, sinon a travers un paragraphe qui évoque le nombre de surdoses, et son évolution croissante dans le temps. Rien sur les dealers, les filières dans la rue ou les foyers, pas même une évaluation économique de ce fleau qui résume un itinérant à un usager irresponsable des drogues de rue.
Car c’est ce comportement irresponsable qui implique leur rejet, et non pas les individus en tant que tel . Leur tendance à se regrouper autour des points de vente de drogue est aussi jugé inacceptable par la population qui habite et circule dans le même territoire.
Les dangers de se faire piquer par une seringue souillée
Après la nuit d’Halloween, au pied d’une porte
le danger de se faire piquer accidentellement par une seringue abandonnée dans l’espace public est aussi une réalité, en particulier dans les lieux comme un centre communautaire, une salle de spectacle, un parc, etc…Les enfants y sont particulièrement vulnérables. Cela peut être une seringue isolée visible ou cachée, ou alors dans un tas d’immondices devant un commerce ou un bâtiment. A la dangerosité, s’ajoute de manque de respect ou la non prise en compte des autres sur le même territoire, entrainant de facto une réaction de rejet.
Cette dangerosité n’est pas renseigné, ni qualitativement, ni quantitativement, et il n’y a pas de suivi fiable sur la durée. Les itinérants sont présentés comme des victimes d’une économie libérale qui les prive de foyers. Peu d’informations sur l’usage des drogues de rue, dont beaucoup sont dépendants, et qui foyer ou pas, va perdurer sans programme de sevrage, ou d’aide à réduire la dépendance.
Le rôle de la police
Complétement absente de l’espace publique, elle se résume à des interventions via 911. Dans son mémoire, PARAZELLI n’en parle que dans son rôle répressif, alors que concrètement elle est absolument nécessaire pour ses actions ponctuelles. Elle fixe ainsi des limites aux usagers de la drogue, car les citoyens dans la rue ont peur des réactions des usagers de la drogue ou ne sentent pas concernés.
C’est un secret de polichinelle, mais Il lui a été demandé de ne pas avoir de présence autour des SIS comme spectre de rue. Car cela peut empêcher une population marginalisée, avec parfois un passé criminel ( c’est la cheffe de police du poste 21-22 qui le dit !) de venir consommer !
De plus, la police est utilisé pour intimider ceux qui contestent la localisation des SIS en secteur résidentiel et commercial . Récemment, la co-porte parole d’un collectif, qui faisait la visite du quartier avec une députée, a ainsi vu deux policiers patrouilleurs demander à la rencontrer suite un appel de spectre de rue pour harcèlement !
Et après cela , le SPVM se présente encore comme une organisation impartiale, capable de mettre autour d’une table les acteurs antagonistes . Ce qui est totalement faux puisque elle dépend structurellement du pouvoir politique municipal PROJET Montréal, promoteur des SIS …
Les campements
Loin d’être permanent dans certains cas, c’est juste parfois un abri pour la nuit, a coté des poubelles ou dans un renfoncement d’un commerce, mais suffisamment en visibilité pour se sentir un peu protégé du froid et du danger de la rue . Parfois cela se passe bien pour les résidents, parfois après c’est un dépôt d’immondices. La crainte des résidents, c’est que cela dure, et que cela attire d’autres itinérants…
Quant à l’usine C sur les 2 photos, l’entrée des spectateurs à mobilité réduite en particulier est juste à coté, ce qui donne une image dégradée de la ville à des spectateurs souvent venus d’autres quartiers !
02 novembre 2025
Par contre, il n’y a pas d’agressivité, ni de violences verbales, lorsqu’on va voir le campeur . Il comprend, on échange des paroles et de la nourriture, et il s’en va en laissant la place très propre. Par contre d’autres voisins, plus âgés ou moins tolérant, ne permettront pas aux poubelles de rester…
Le regard des autres
Les visiteurs du quartier ou sont concentrés les itinérants ( par exemple, autour des sites d’injection supervisé) n’en reviennent pas, et délaissent alors les activités sportives, culturelles ou commerciales du quartier .
l’ASCCS ou Centre Yvon Deschamps, le cœur social de notre quartier, en a été réduit a demander la carte de membre pour y accéder, et un vigile a été embauché pour certains moments de la journée. La récolte de seringues souillées bat des records .
Organismes communautaires au dessus des lois
Les organismes communautaires sont présentés comme incontournables, et totalement légitimes comme acteurs privilégiés, au détriment d’autres acteurs comme les résidents, les commerçants ou même la police. A aucun moment, leur rôle économique n’est décrit, leur réseau disséqué, et leurs résultats évalués. Pour PARAZELLI, Ils sont ceux qui permettent un vivre ensemble, et pour cause, tout leur discours culpabilise les autres acteurs de la rue.
On adore cette affiche placardée a la colle cet été sur la façade de certains commerces
Il faut quand même ne pas être dupe : l’école de travail social n’est pas uniquement un lieu de réflexion. C’est aussi un endroit où des dizaines de professeurs forment la plupart des cadres de ces organismes communautaires.
Pour rappel : “La mission universitaire de l’École de travail social de l’UQAM est de former des intervenant.e.s qualifiés à l’exercice du travail social, capables d’interagir en situation de complexité avec éthique et rigueur.el”
De plus, c’est compréhensible qu’ils soit brulés puisque leur développement par la mise en place de foyers d’accueil est extrêmement rapide, et très différent de leurs activité d’origine
Une ostracisation du “pas dans ma cour”
PARAZELLI présente les résidents ou les commerçants comme des individus non représentatifs, sans notion de groupe, et qui doivent donc se plier à ses recommandations . Il les infantilise et minore leur poids politique en tant que citoyens/acteurs économiques , au profit des organismes communautaires qui deviennent les seuls interlocuteurs des autorités.
Un nouveau clergé social ?
Dans la même veine, un road trip a travers le canada des surdoses par une professeure à l’École de travail social de l’Université de Montréal, (ATTENTION : il y a plusieurs écoles de travail social, en général une par université) ) qui est partie six mois sur la route pour documenter la crise des surdoses au Canada. Rien de neuf dans l’approche qui est toujours aussi bienfaisante, si ce n’est qu’on est passé en mode BD pour faire passer les messages .
Idem pour un autre professeur de l’université de Montréal (tiens, tiens) , qui a si bien mouillé la chemise pour défendre la cause des SIS à Montréal. Il nous propose «une éducation positive en matière des drogues pour diminuer la stigmatisation et améliorer la santé»
Rien de moins . La drogue c’est comme le sexe, cela passe par l’éducation à l’école . Les enfants sont une cible marketing, et c’est à se demander si la bière, le vin et la cigarette ne devraient pas être incluse dans le paquet…Et en plus, il nous dit que le Québec est un super pays en avance sur les autres nations.
Nous ne voulons pas que notre indignation face à des incivilités permanentes, ou à des infractions à la loi, serve la politique du “faire toujours plus de SIS” de la ville de Montréal .
Agrandir ou créer de nouveau services autour du SIS spectre de rue ne fait que renforcer l’insécurité dans la rue Ontario, et les rues aux alentours. Dire le contraire, comme le fait le CIUSS ou la santé publique, c’est un mensonge . Et de gênant ou apeurant, cela devient vraiment dangereux pour la sécurité des résidents et des visiteurs.
Car l’insécurité dans Ville-Marie n’est pas qu’un sentiment, mais un fait qui augmente d’année en année, en particulier autour du site d’injection spectre de rue dans Ville Marie, l’arrondissement géré par Valérie Plante et Robert Beaudry (un ancien coordinateur de spectre de rue) depuis 8 ans :
Carte 2022Carte 2023Carte 2024Carte 2025 des interventions pompiers sur Montréal
Ces 4 cartes montrent bien que la situation se détériore autour du SIS spectre de rue
Les OBNL spécialisées dans l’itinérance , un autre enjeu électoral
Reflet fidèle, mais partial et incomplet, ce rapport s’acharne a vouloir défendre la politique actuelle d’assistance des itinérants, soutenu par la Santé Publique ( donc avec nos sous) .
Elle consiste principalement à offrir des sites d’injection supervisé et, de plus en plus, des hébergements spécialisés. Tous ces organismes demandent plus de nos sous, et pour cause, les offres d’hébergement sont de plus en plus nombreuses, sans que la main d’œuvre ou le financement privé suivent. Elles sont aussi gérés parfois par des associations, type le perron de spectre de rue, qui n’ont aucune expérience en la matière. Une population vulnérable se retrouve concentrée dans une résidence, sans surveillance ni suivi, soumis à toutes les tentations, mais la morale est sauve.
Le chiffre de 500 000 interventions/ an pour 24 organismes est présenté comme énorme, alors qu’il recoupe une large gamme de services, et qu’il est invérifiable . Pour information, un dépanneur ouvert 7/7 qui a 300 clients par jours fait approximativement 100 000 usagers par an .
Crise humanitaire perpétuelle
Cette politique d’aide au plus démunies ne s’accompagne d’aucune campagne de prévention pour lutter contre la consommation des drogues de rues. Elle ne cherche pas non plus a redonner un travail à cette population. par l’intermédiaire de formation adaptée, ou par l’action d’entreprises bénévole.
Felix Leclerc nous chantait que pour tuer un homme, il y a 100 000 façons, mais la meilleure façon , c’est de le laisser à rien faire .
Cette crise sociale est organisée pour durer.
Elle favorise une sécularisation des institutions d’aide, sans que la province ou l’état ait son mot à dire. L’église catholique, presque dissoute dans ses péchés de chair, s’est reconstituée a travers des organismes plutôt rebelles et tatoués.
Cette continuité est visible par l’occupation,par ces derniers, d’anciens édifices gérés auparavant par le clergé québecois, et dont le fonctionnement est de plus en plus assuré par nos sous . un exemple : le centre saint pierre , toujours dans Centre Sud.
Une administration décentralisée constitués d’OBNL se met doucement en place, comme si la santé publique se retirait peu à peu de toutes les activités sociales héritées de l’église catholique.
Insécurité ou incivilités ?
Dans Centre sud – le Village – Ville Marie, ce sentiment repose sur l’observation QUOTIDIENNE des incivilités ou des actes de délinquances liés, dans notre quartier, à l’économie de la drogue
L’insécurité c’ est un sentiment qui renvoie l’être humain à l’instabilité. L’insécurité peut être liée à la perte d’un emploi, à un lieu soumis à la délinquance ou à un état que l’être humain peut ressentir lorsqu’il se sent en danger
Attroupement sur le trottoir, campement dans les porches, injection dans la rue, inhalation de crack sur les marches des habitations, cris et comportements inhabituels, déchets en grand nombre dont des seringues, course en vélo sur le trottoir, déjections humaines sur le trottoir, uriner en direct live sur le trottoir, tasse de café renversées et jetées, présence de dealers avec échange d’argent en pleine rue, overdoses en pleine rue avec intervention des premiers répondants et de la police, menaces de mort, bagarres entre usagers des drogues, etc.
Instrumentalisation par les OBNL, les politiques et la santé publique
Et oui beaucoup de monde a intérêt a une fuite en avant technique .
Les politiques
A l’évidence, ils ne veulent pas que ça change, et ils institutionnalisent la précarité avec la mise en place des SIS, puis des résidences spécialisées . On peut légitimement se demander si le remède n’est pas pire que le mal.
La santé publique
C’est une gestion catastrophique . Une simple réponse technique de crise à un problème structurel de notre société.
Et pour cause, la santé publique ne fait pas son travail de prévention ! créer ou agrandir les SIS, c’est juste une réponse cheap pour dire qu’ils font quelque chose pour aider les plus démunis (à se droguer encore plus ? ) . Une politique de prévention, ça a été fait pour la cigarette ou l’alcool, avec des réponses spécifiques, et ça marche !
Et cela dure, et cela empire depuis des années . Pas étonnant que certains experts en fassent leur miel ! On les soupçonne même de considérer les quartiers où s’implantent des SIS comme des laboratoires à échelle humaine, préfigurant les évolutions de notre société dans les annés a venir.
Les organismes communautaires
Ils sont en première ligne pour s’occuper de la misère humaine que génèrent l’usage des drogues de rue . Ils vivent de cela. C’est leur intérêt que la situation continue, et si elle se dégrade, c’est encore mieux, puisqu’ils vont s’agrandir avec de nouveaux services et gérer des résidences qui leur apportent des nouveaux usagers .
Tous ces acteurs qui ne veulent pas changer de politique instrumentalisent les discours des résidents pour justifier l’installation d’une salles d’inhalation de CRACK !
Instrumentalisation en cours
Cela fait 8 ans que les SIS comme spectre de rue, dopamine, cactus, l’anonyme et la santé publique nous font le coup de l’oeil du cyclone, que la tempête arrive, etc…
Les journaux se mette a produire des articles, en mettant sur le même plan la montée de l’insécurité, et la création/extension de sites d’injection, comme si c’était une réponse adaptée.
Il y a plus d’usagers des drogues, plus d’itinérance, nous disent ils ? mais où sont les chiffres objectifs …
Ce qui est certain, c’est que les SIS par nature concentrent les faits d’insécurité, et que les usagers de drogue deviennent plus visibles, gênants, irritants, parfois avec des postures agressives, pour les résidents.
il y a quelques jours nous avons pu observer un individu qui avait un comportement atypique rue Ontario . Vous allez me dire qu’avec les usagers de drogue, nous avons beaucoup de comportement atypique dans notre quartier. D’ailleurs c’est quoi un comportement atypique ? un individu qui crie sans raison, ou qui circule en vélo sur le trottoir, ou qui s’injecte sur le trottoir des substances dans le corps, ou qui fume du crack ou etc etc…
Pas seulement, c’est aussi une personne qui n’a rien à faire là où il est. En l’occurrence ce type ne faisait rien de mal, il semblait pas méchant, il restait planté la, à observer on ne sait trop quoi, toujours dans la même direction, vers la rue de la Visitation
t-shirt de l’ASCCS
ce qui était curieux c’est qu’il portait des t-shirt noirs ou rouge, comme ceux que portent les animateurs du centre communautaire voisin. Un beau jour, il s’est rapproché physiquement de ce qu’il observait, il a regardé à travers les vitres de la maison soleil, un organisme qui aide à scolariser les enfants de milieux défavorisés issus de notre quartier.
Alors j’ai pris mon courage à 2 mains, et je suis allé vers lui. Je lui ai demandé ce qu’il faisait la dans la rue, si il avait un soucis particulier et si je pouvais l’aider . Il me répondait à chaque fois que tout était correct . Je lui ai dit que nous étions très attentifs à nos enfants, et que nous y faisions attention. Il n’a rien dit et il est parti.
je ne l’ai plus revu après cela
j’en ai parlé avec une responsable de la maison soleil, elle l’avait aussi remarqué et nous avons décidé ensemble de faire plus attention.
Les rumeurs couraient dans le quartier depuis un moment : Le SIS spectre de rue allait compléter son offre d’injection des drogues par une offre d’inhalation des drogues augmentant ainsi sa fréquentation ! Le déménagement de TAPAJ dans le nouveau bâtiment construit spécialement pour eux un peu plus à l’ouest , à côté de la brasserie du cheval blanc libérait déjà de l’espace.
On se disait que non, il n’allait pas accroître la fréquentation d’usagers de drogues dans un quartier résidentiel, près des commerces, des écoles et du centre communautaires ! Et bien si, la santé publique persiste dans sa politique inepte, malgré toutes les critiques que ce SIS accumule depuis plus de 8 ans .
C’est vraiment une terrible nouvelle pour le quartier .
c’est encore pire que ce qu’on s’imaginait, puisque c’est une nouvelle construction ( mais avec la plantation d’un arbre dans le tout petit espace qui restera…, cela répond à la stratégie Montréal 2030 ! ) payée par nos sous de la santé publique qui est prévu !
Site d’inhalation de drogues
Et bien c’est officiel depuis le dernier conseil d’arrondissement, une demande d’exemption au réglement d’urbanisme a été accordé par nos élus pour construire dans la cour arrière un batiment pouvant accueillir des fumeurs de crack dans un milieu résidentiel.
Pas d’issue de secours
Valerie Plante à présenté cela comme une extension, ce qui évite un certain nombre de problème réglementaire comme celle de l’issue de secours dans la cour arrière qui débouchera sur un mur !
Un texte à venir suite à une tentative de dialogue avec le SIS ANONYME qui s’est conclu par la menace de mort de se faire trancher la gorge par un usager . Une plainte a été déposé. J’ai surtout le sentiment d’avoir été mené dans un traquenard, que le camion n’était pas la par hasard et que cet incident était prémédité vu l’attroupement qui était devant l’autre SIS fixe . Depuis le SIS ANONYME continue ses provocations vis a vis des acteurs économiques de la rue.
SIS en action devant les commerces, en face d’un autre SIS !autre vue, toujours très provocante pour les autres acteurs de la rue
Il n’existe aucun organe de médiation
Ville Marie est le seul arrondissement de Montréal qui n’a pas de maire
Le conseiller du district SAINT JACQUES est un ancien dirigeant d’OBNL a vocation sociale
D’autant plus que le directeur général du SIS ANONYME à la date du 15 mars 2025 est absent pour une durée indéterminée, et que le service d’injection de ce site mobile est INDIQUE être ouvert de 22h30 à 5h du matin selon le CIUSS Centre-sud…
Que fait exactement le CIUSS Centre Sud qui a pour mission la sélection et la bonne gestion des SIS ?
“Nous avons pris connaissance de votre courriel concernant les relations avec le Service de consommation supervisé (SIS) mobile de l’Anonyme. Il est inexcusable que des menaces de mort soient proférées, le SPVM pourra faire son travail d’enquête pour y répondre, comme à tout autres enjeux liés à la sécurité.
Il importe de rappeler que les Services de consommation supervisée (SIS) permettent de réduire les surdoses mais également de réduire la consommation dans l’espace public. Les SIS s’efforcent d’assurer un bonne cohabitation autour de leur installations.
Pour ce qui est des communications avec l’Anonyme, vous pouvez contacter l’administration de l’organisme (514-842-1488) qui pourra vous référer à la personne qui remplace M. Mxxxx pour faire part des enjeux.”
C’est une 1er réponse. Mais que c’est léger comme réponse pour une question aussi cruciale pour la sécurité de tous !
Cela devient difficile d’être un commerçant dans le quartier centre sud !
Or la politique mis en place pour gérer ces surdoses à une très forte incidence sur le milieu de vie des résidents de Montréal . Pourquoi ? Car les impacts sociaux de TOUTES les autres parties concernés ( Police, Résidents, Commerçants, écoliers, pompiers, ambulanciers, etc..) ne sont pas qualifiés et encore moins quantifiés….
Par exemple, on sait par la santé publique que les interventions des 1ers répondants ont DÉCUPLÈ en 4 ans, quelle charge représente cette augmentation sur le réseau de santé ?
Idem pour la vérification des substances dans un site fixe ( c’est une mesure qui a été créé au départ pour les événements festifs), cela ne va t il pas créer un point de deal PERMANENT et quasiment OFFICIEL a proximité du SIS, le dealer venant faire vérifier sa dope avant de la vendre ?
Cette politique qui fonctionne peut être très bien en situation de crise, devient beaucoup plus difficile à mettre en œuvre sur de longues durées.
C’est comme le petit caillou dans la chaussure du randonneur, c’est supportable au début, mais ça devient vite un handicap contre productif….
Le SIS, un objet politique
On comprend mieux pourquoi les SIS cristallisent toutes les passions car :
Personne n’en veut dans sa cour…seuls quelques élus issus du monde de l’assistance sociale sont motivés et prêt a instrumentaliser les sous traitants de la santé publique…soit par calcul, soit par idéologie.
Ils sont le reflet de notre passivité pour ce qui touche à l’accès aux soins des plus démunies
L’économie de la drogue est omniprésente dans ce dispositif, puisque la dope ou son substitut n’est pas fourni
Personne n’y est soigné pour son addiction, c’est fait pour éviter les surdoses, pas pour éviter leur renouvellement.
Pourquoi les itinérants?
Parce que cette politique cible les itinérants, dont un grande partie (x % ?) sont des usagers de la Drogue. L’itinérance c’est une communauté nomade, avec beaucoup de membres qui ont des problèmes de santé mentale, et qui partage la rue avec les résidents et les commerçants, générant des GROS problèmes de cohabitation : Attroupement sur le trottoir, campement dans les porches, injection dans la rue, inhalation de crack sur les marches des habitations, cris et comportements inhabituels, déchets en grand nombre dont des seringues, course en vélo sur le trottoir, déjections humaines sur le trottoir, uriner en direct live sur le trottoir, tasse de café renversées et jetées, présence de dealers avec échange d’argent en pleine rue, etc.
Tout un non respect des règles communes , toléré par la ville de Montréal, donc la police.
Ce sont surtout des incivilités, mais tellement quotidiennes, qu’elles en deviennent insupportables pour certains résidents d’un quartier normal , et qui se sentent tout seuls face à des marginaux qui finalement ne demandent pas a être aussi antipathiques !
C’est toujours un plaisir que d’échanger dans la rue à Montréal avec les pairs aidants du site mobile d’injection SIS ANONYME !
MÉPRIS du SIS ANONYME
Leur mépris des résidents est sidérant, et c’est impossible de nouer un dialogue . La seule réponse qu’il trouve pour justifier leur présence chaque semaine est de dire que l’espace public est a tout le monde . En gros, ils nous répondent j’ai le droit et F…..
AUCUNE RÉFLEXION
Mais aucune réflexion sur le partage du territoire entre résidents, artisans, commerçants autonomes, pairs aidants, population nomade, clients des commerce, revendeurs de substances, travaux dans la rue, etc….Il n’y a aucune prise en compte de la complexité d’un quartier urbain central, on est toujours dans la gestion de crise depuis des années !!!!
Site d’injection supervisée à Montréal
En tout cas c’est toujours pour nous une occasion de leur dire qu’ils sont garés devant des commerces alimentaires très fréquentés et de proximité, et qu’il y a déjà en face un site fixe d’injection SPECTRE DE RUE sur la rue Ontario dans centre-sud Ville Marie de MONTRÉAL.
Il est toujours saisissant de voir le camion de l’anonyme du CIUSS centre-sud sur la rue Ontario EST stationné a coté des commerces alimentaires certains mardi de la semaine (restaurant Pamplemousse, Boucherie des Faubourgs, Fromagerie Atwater, boulangerie PAIN A TARTINE, Epicerie Vrac&Bio, Serrurerie Amherst, etc..)
Qu’il prenne une place de stationnement en gardant son moteur allumé en permanence, empêchant ou effrayant le chaland qui vient faire ses courses en char, c’est une chose mais c’est surtout c’est un vrai manque de respect pour tous ces commerces qui travaillent fort dans un environnement déjà problématique à cause du site fixe.
L’anonyme rue de la visitation
L’anonyme en face du site fixe
Et oui, ce constat est encore plus accablant quand on se rend compte que l’anonyme CIUSS centre sud est stationné en face d’une site fixe d’injection , et ce en pleine journée pendant les heures d’ouverture de ce site d’injection !
Par définition, ce petit camion n’a pas de salle d’attente, ni de salle de repos, et de plus il n’y a personne a l’extérieur pour gérer la file d’attente, ou la sortie d’un usager injecté. La population du quartier se retrouve avec une concentration d’usagers hors normes qui devient difficile à gérer pour les commerçant ou les résidents de centre sud
Le problème avec un site d’injection mal géré, imposé à la population, c’est que la rue devient une salle d’attente, ou encore mieux une salle de détente post injection.
C’est aussi parfois, un lieu d’injections au vu et au su de tous les résidents de centre sud. Vendu par la Santé Publique comme une solution qui accueille des populations diverses même locale (!), c’est principalement une population nomade ou itinérante qui fréquente ce lieu.
Injections
Ce que nous répondent les usagers des drogues (99% ou plus sont itinérants avec pour certains des comportement de santé mentale) c’est qu’ils n’ont pas le choix d’agir ainsi
Ils vivent dans la rue, c’est très difficile pour eux, et en plus les résidents les repoussent car la cohabitation sur un même territoire est problématique en terme hygiénisme et sécurité, surtout quand ils laissent des seringues vides, potentiellement infectés, derrière eux dans la rue !