Les rumeurs courent dans le quartier depuis un moment : La Santé Publique veut compléter l’offre d’injection des drogues du SIS Spectre de rue par un site inhalation des drogues sur la rue Ontario.
Les locaux existants étant occupés par le SIS et surtout par une nombreuse équipe administrative (dit le site fixe) occupant des bureaux, il faut donc agrandir .
Ce qui va aussi augmenter la fréquentation du site,alors que l’équipe actuelle est incapable de gérer quotidiennement certains individus, en particulier sur les trottoirs des alentours !


Et bien c’est fait , depuis le dernier conseil d’arrondissement, juste avant les élections, une demande d’exemption au réglement d’urbanisme a été signé par M.Beaudry de Projet Montréal pour construire dans la cour arrière de spectre de rue une extension ( source : AGORA MTL) pouvant accueillir des fumeurs de crack dans un milieu résidentiel.
A t on vraiment besoin de cette extension ?
Pourquoi cela, alors que le nombre de surdoses mortelles est en grande diminution au Canada ?
C’est juste que la santé publique du Québec a inscrit ce projet noir sur blanc dans sa planification pluriannuelle. c’est tout, rien d’autre ne justifie cette extension
On se disait que non, avec le changement d’équipe municipale, il n’allait pas accroître la fréquentation d’usagers de drogues dans un quartier résidentiel, près des commerces, des écoles et du centre communautaires ! Et bien si, la santé publique persiste dans sa politique inepte, malgré toutes les critiques que ce SIS accumule depuis des années . En voici la preuve
Aucune analyse statistique sur les fumeurs de crack
Évidemment il n’existe aucun chiffre sérieux (des centaines, des milliers ?) sur le nombre de fumeurs de crack à Montréal, on sait juste que la distribution gratuite de pipe à crack augmente ( données issues des OBNL) . Cela n’empêche pas la santé publique de vouloir construire des sites d’inhalation, plus par idéologie que par souci d’efficacité !
Nous on va vous dire ce que l’on voit sur la rue Ontario, et les rues alentour. Au quotidien, quelques regroupements spontanées autour d’un “distributeur de bonbons”, puis très rapidement après la transaction et selon le manque, 1 ou 2 personnes qui fument toute de suite leur dose de crack, ce qui peut les laisser dans un état second (!).
Il arrive aussi que certaines personnes fument du crack devant le site d’injection, car celui ci distribue gratuitement des pipes à crack, que le SIS bénéficie d’une certain exemption à la loi qui et aussi en raison de la présence de “distributeurs de bonbons” déjà présents pour ceux qui viennent s’injecter. Ils sont peu nombreux au regard de ceux qui viennent s’injecter, ce sont parfois les mêmes .



Il n’y a aucune présence d’habitants du quartier dans cette population d’usagers de drogues de rue. Ce sont des clients de la santé publique, tous des marginaux de passage, tous dégradés physiquement par leur addiction, et dont le comportement provoque souvent des incivilités. C’est rare que des échanges ait lieu, mais les habitants du quartier respectent cette population de passage dont le sort est peu enviable;
Aucune consultation publique
Les résidents ou les commerçants du quartier n’ont jamais été consulté sur cette nouvelle mission du site d’injection
Aucunes études scientifique
Aucune étude sur les fumées toxiques qui seront rejetés dans un quartier résidentiel, a coté d’un bâtiment de 3 étages n’a été mené. On voit bien sur une photo aérienne la densité de constructions du quartier, et leurs différentes hauteur. Ou vont aller les fumées qui seront aspirés par la ventilation de spectre de rue ?

Les vents dominants a Montréal viennent du sud ouest, ce qui signifie que le centre Yvon Deschamps ( 1 centaine de mètre de distance), et l’école marguerite bourgeoys ( 200 m de distance) sont potentiellement impacté par un éventuel panache de fumée toxique de Crack.
“Des travaux menés chez des souris exposées à la fumée de crack ont montré une diminution de l’épaisseur du revêtement intérieur des bronches (= épithélium bronchique) et une augmentation de la vasoconstriction des artères pulmonaires, ce qui empêche le sang de circuler“
Les experts de la santé publique nous rétorqueront que la fumée de crack qui sortira par un conduit de ventilation sera diluée rapidement dans l’atmosphère…
Certes, mais on aimerait avoir une idée du volume quotidien générée : combien de litres de ce mélange gazeux toxique sera t il diffusé quotidiennement ?
Quid de l’accroissement de fréquentation ?
Juste un exemple : Il y a t il des toilettes dans le SIS pour les clients du SIS ? facile : la réponse est non . Est il prévu que des toilettes soient mis à disposition si la fréquentation s’accroit ? On ne sait pas. D’ailleurs, on ne sait pas grand chose…
Avec la présence des distributeurs de bonbons, on assiste à une recrudescence des vols par des jeunes gens à la recherche de cash dans les commerces des alentours
Au mois de juillet/aout 2026 : Porte vitrée défoncée dans la nuit à la fromagerie ATWATER avec vol du tiroir caisse, porte défoncée en journée au dépanneur TINA avec vol de caisses de bières, vol en journée dans le tiroir caisse à la boulangerie PAIN A TARTINE, etc… ) le SPVM va t il être plus présent ?
idem pour le nettoyage par la ville : adapté et plus fréquent ? On ne sait pas….




Si.
On sait que c’est le quartier qui va devoir supporter la mauvaise gestion des usagers de drogues par la santé publique .
En effet, le CIUSS ne prend pas en compte la COHABITATION avec les résidents du quartier dans sa mission, seul compte de sauver des vies en facilitant l’injection des drogues , via la sous traitance de réduction des méfaits à spectre de rue.
Au deal de la simple cohabitation, quand on voit l’état physique des usagers du site spectre de rue, on se demande si une cette politique de santé publique est vraiment la bonne
Quid des locataires qui sont logés au dessus du site fixe
Cela parait surprenant, mais il est possible de vivre à coté, et même au dessus, d’un site fixe…Or l’agrandissement dans la cour arrière du site fixe va obligatoirement exposer encore plus les locataires à des nuisances sonores ( climatisation industrielle) , et des possibles fumées toxiques de crack,.


Conclusion
Encore un dossier mal ficelé que la santé publique veut faire passer en force. Ceux qu’on surnomme les ayatollahs a l’intérieur de cet organisme public sont de nouveau en train de sévir, comme en leur temps Richard Massé, Morissette ou Champagne.
Valerie Plante, mairesse de l’arrondissement à l’époque , et R.Beaudry ont présenté cela comme une extension, ce qui évite un certain nombre de problèmes administratifs, alors qu’il s’agit d’une nouvelle mission avec de nouveaux dangers pour la population voisine ou de passage a l’arrêt de bus, ou dans les commerces voisins… C’est d’un cynisme sans nom.
Il faut espérer qu’avec l’arrivée des élections provinciales, ( Manon Massé ne se représente pas) et d’une élection fédéral partielle (steven Guilbaut, démissionnaire), cela va permettre de parler de tout cela .






