Pour essayer de comprendre un problème présent, il souvent intéressant de trouver un exemple historique. En santé publique, c’est assez facile, car il s’est passé beaucoup de choses au 19e et 20e siécle, et les toubibs adorent écrire !
Donc on va partir des publications de spécialistes de la Santé Publique du Québec afin de comprendre pourquoi la crise des surdoses est géré sans souci de la régler.
Avec des ayatollah de la gestion horizontale aux commandes, incapable de mettre en place des plans d’éducation des populations, ou de soigner les impacts secondaires ( maladies pulmonaires, santé mentale, etc…) dues à l’usage des drogues de rues. C’est comme si la santé publique voyait sa mission par la seule lorgnette de la médicalisation ( programmes de vaccination, en particulier )
Alcoolisme et tuberculose : un fléau mortel
“Dans l’histoire de la santé publique au Québec, l’alcoolisme et la tuberculose étaient considérés au début du XXe siècle comme des « maladies sociales » majeures souvent associées par les hygiénistes et les médecins. Des travaux historiques, notamment ceux menés par Marie Hélène VANIER documentent comment l’État et les institutions ont organisé la lutte contre ces fléaux interdépendants.”
Montréal, un cas atypique
La situation de la tuberculose est particulièrement désastreuse à Montréal. En effet,
au début des années 1900, il n’y a pas moins de 700 morts par tuberculose chaque année, ce qui signifie une moyenne de deux morts par jour. Mais ce qui caractérise aussi cette maladie, c’est sa durée et le fait qu’elle touche souvent le père, pilier économique de la famille
Une des actions les plus importantes de la Ligue Anti-Tuberculeuse de Montréal,
après la mise sur pied du premier dispensaire, est sans aucun doute l’organisation de
l’exposition antituberculeuse de Montréal de 1908.
Avec cet évènement, nous voyons poindre la philosophie qui va inspirer toute la lutte antituberculeuse montréalaise, c’est-à-dire la primauté de l’éducation de la population afin de réduire les dégâts causés par la tuberculose. Avec un piler fondamental : le dispensaire
La méthode du dispensaire est fondée sur deux principes qui justifient son utilisation.
D’abord, les médecins croient qu’il n’est pas nécessaire pour les tuberculeux dans les
premiers stades de la maladie de quitter la maison.
En second lieu, les médecins affirment que les patients peuvent être éduqués afin de ne pas être un danger pour leur environnement et leur famille . À ses débuts, le dispensaire a deux fonctions principales. Premièrement, les médecins y examinent et y traitent les patients externes. Dans les premières années, ils ne soignent que les patients atteints de tuberculose pulmonaire ou ceux à un stade très précoce de la maladie, soit des cas où la maladie peut être éradiquée à l’aide de traitements préventifs.
Deuxièmement, on procède à l’éducation des patients, au contrôle et aux soins à domicile. Ce second aspect est principalement l’œuvre d’infirmières-visiteuses et d’un inspecteur de laVille. Le travail concerté des différents acteurs du dispensaire est essentiel au bon fonctionnement du système

