Un beau cadeau que l’ex conseiller Projet Montréal du district Saint Jacques, Robert Beaudry (dit le Perdant Magnifique) , nous a fait sur la rue Atateken !
Son successeur Claude PINARD d’Ensemble Montréal se serait bien passé de ce sac de nœuds sur la rue ATATEKEN (ex rue Amherst) qui est arrivé du jour au lendemain sans aucune communication préalable . D’habitude, on reçoit un petite feuille rouge et blanche avec le logo de la ville qui nous informe que pendant les travaux (toujours temporaires), la ville prendra soin de nous .
Il n’y a eu rien du tout.
Pour la petite histoire, il se dit que les élus de projet Montréal ont interdit à la ville de communiquer sur ce sujet en période électorale…
Une piste cyclable temporaire de 3 ans…
Des fois, on ne sait plus quoi dire tellement la bêtise bureaucratique nous prend à la gorge : temporaire de 3 ans !
le temps que les travaux rue Berri soient terminés, et la piste cyclable rouverte
La cause de la colère des résidents et commerçants de la rue Atateken
Une piste cyclable, c’est bien, mais si c’est fait au détriment des résidents et des commerçants, c’est injuste . Or la ville de Montréal supprime toute possibilité de s’arrêter en voiture sur les 2 cotés de la rue ATATEKEN, c’est un peu extrême ! PAS de STATIONNEMENT, c’est une chose, mais il est IMPOSSIBLE de s’arrêter sans gêner la circulation…
La rue des véhicules à roues devient juste une voie dynamique, une autoroute dans la ville : si tu veux rentrer chez toi déposer tes courses ou ton cousin infirme, autre chose de la vie courante, il faut que tu te trouves une place dans les rues adjacentes ( une bretelle de sortie, quoi) qui permettent le stationnement.
En plus d’être embêté, tu vas embêter aussi les autres !
Pour les camions de livraison aux résidents ou aux commerçants, les clients de commerce qui viennent récupérer des produits, les paramedics, les pompiers, le pape, etc.. c’est pareil !
ANTAGONISME créé par PROJET MONTRÉAL
Pour ne pas pas avoir à justifier cette injustice, et ce mépris des résidents, PROJET MONTREAL, comme pendant la période électorale, choisit de monter les uns contre les autres . Ceux qui sont pour la piste cyclable car c’est sécuritaire, et que les voitures ca fait chier CONTRE ceux qui habitent la rue Atateken ou à proximité . Une certaine influenceuse sur FB, proche de projet Montréal, a déjà écrit un post en expliquant que rue Atateken n’était pas une rue commerçante…
MONTREAL, une ville ingérable ?
C’est la question qu’il va bien falloir poser un jour aux syndicats de fonctionnaires de la ville, dont Projet Montréal est une émanation. Les citoyens ont élus des hommes et des femmes qui les représentent, les syndicats doivent ce plier à ce verdict des urnes, et accepter cette situation. Si ils refusent, ça va être difficile pour tout le monde…
Une AUTRE solution technique est elle envisageable
Une voie de contournement des travaux SUR la rue Berri ?
Un pont provisoire ( style ingénierie de l’armée) AU DESSUS des travaux ?
Ce texte n’a pas l’ambition de résoudre le problème de l’itinérance, il part d’une réalité résidentielle et professionnelle dans le quartier de Centre SUD de Montréal. Il énumérè, souligne, décrit, commente parfois avec humour, une situation sociale qui se dégrade dans la rue (ou l’espace publique selon le jargon du technicien de surface) , en particulier autour du Site d’Injection Supervisée (SIS) de l’organisme spectre de rue.
Ce n’est pas tant le nombre d’itinérants qui augmente, c’est plus une concentration excessive d’usagers de la drogue aux comportements non respectueux des autres citoyens, tolérée par les autorités de tous bords ( politiques, santé publique, polices, universitaires, ou les organes de presse).
Ce n’est pas non plus une critique en règle du mémoire PAZARELLI de la part d’un résident qui habite depuis plus de 10 ans le quartier. C’est plutôt le constat que l’expérimentation sociale mise en place par la santé publique ne fonctionne pas en l’état actuel des choses.
Historique du mémoire PAZARELLI
En effet, TOUTE la stratégie de la santé publique de Montréal s’appuie sur une théorie sociale tirée du rapport PARAZELLI, un professeur associé de l’école de travail social, de l’UQAM
On trouvera ici une synthèse de ce rapport dans un jargon sociologique propre à l’univers du travail social
Plus intéressant, ce mémoire, un texte de 2025, écrit par PARAZELLI dans le cadre de la consultation publique OCPM sur l’itinérance à Montréal. Il recense les causes de ce phénomène, et établit un certain nombre de recommandations qui claquent comme des sermons.
Les causes de l’itinérance ou pourquoi les gens tombent dans la rue ?
Le leitmotiv des organismes communautaires ou de PARAZELLI , c’est de dire que l’accès aux logements devient trop difficile : soit trop cher dans le privé ou, trop réduit a travers le logement social.
Personne ne dit que la cellule familiale ne joue plus son rôle dans certains cas, que c’est alors à la Société de prendre le relais, via la Direction de Protection de la Jeunesse (DPJ) bien souvent, ou la prison, ou d’autres institutions étatiques
Personne ne parle du cocktail drogue (avant c’était l’alcool) -santé mentale dans un contexte de difficultés familiales . Le filet familial ,ou celui des amis, se déchire a essayer d’aider une personne, alors elle se retrouve seule, vulnérable, sans défense face à des mauvaises influences . La pire des choses ,à ce moment, ce sont les pensées suicidaires . Même si elle avait un logement, elle est incapable de vivre avec ses voisins ou de se prendre en main pour le ménage ou se faire à manger.
Certains tombent alors à la rue.
Le sermon de PARAZELLI
En gros, comme politiquement le citoyen itinérant a les mêmes droits que le citoyen résident, le principe d’un partage équitable de l’espace public est GARANTI par la loi .
C’est LE fondement de sa théorie, et sa conclusion aussi . Dans 6 recommandations.
C’est oublier assez vite un certain nombre de réalités de base, et on se demande parfois si RAPAZELLI habite dans les quartiers qu’il décrit …
LES OUBLIS de PARAZELLI
L’économie de la drogue
Il n’est a aucun moment fait allusion à l’économie de la drogue, sinon a travers un paragraphe qui évoque le nombre de surdoses, et son évolution croissante dans le temps. Rien sur les dealers, les filières dans la rue ou les foyers, pas même une évaluation économique de ce fleau qui résume un itinérant à un usager irresponsable des drogues de rue.
Car c’est ce comportement irresponsable qui implique leur rejet, et non pas les individus en tant que tel . Leur tendance à se regrouper autour des points de vente de drogue est aussi jugé inacceptable par la population qui habite et circule dans le même territoire.
Les dangers de se faire piquer par une seringue souillée
Après la nuit d’Halloween, au pied d’une porte
le danger de se faire piquer accidentellement par une seringue abandonnée dans l’espace public est aussi une réalité, en particulier dans les lieux comme un centre communautaire, une salle de spectacle, un parc, etc…Les enfants y sont particulièrement vulnérables. Cela peut être une seringue isolée visible ou cachée, ou alors dans un tas d’immondices devant un commerce ou un bâtiment. A la dangerosité, s’ajoute de manque de respect ou la non prise en compte des autres sur le même territoire, entrainant de facto une réaction de rejet.
Cette dangerosité n’est pas renseigné, ni qualitativement, ni quantitativement, et il n’y a pas de suivi fiable sur la durée. Les itinérants sont présentés comme des victimes d’une économie libérale qui les prive de foyers. Peu d’informations sur l’usage des drogues de rue, dont beaucoup sont dépendants, et qui foyer ou pas, va perdurer sans programme de sevrage, ou d’aide à réduire la dépendance.
Le rôle de la police
Complétement absente de l’espace publique, elle se résume à des interventions via 911. Dans son mémoire, PARAZELLI n’en parle que dans son rôle répressif, alors que concrètement elle est absolument nécessaire pour ses actions ponctuelles. Elle fixe ainsi des limites aux usagers de la drogue, car les citoyens dans la rue ont peur des réactions des usagers de la drogue ou ne sentent pas concernés.
C’est un secret de polichinelle, mais Il lui a été demandé de ne pas avoir de présence autour des SIS comme spectre de rue. Car cela peut empêcher une population marginalisée, avec parfois un passé criminel ( c’est la cheffe de police du poste 21-22 qui le dit !) de venir consommer !
De plus, la police est utilisé pour intimider ceux qui contestent la localisation des SIS en secteur résidentiel et commercial . Récemment, la co-porte parole d’un collectif, qui faisait la visite du quartier avec une députée, a ainsi vu deux policiers patrouilleurs demander à la rencontrer suite un appel de spectre de rue pour harcèlement !
Et après cela , le SPVM se présente encore comme une organisation impartiale, capable de mettre autour d’une table les acteurs antagonistes . Ce qui est totalement faux puisque elle dépend structurellement du pouvoir politique municipal PROJET Montréal, promoteur des SIS …
Les campements
Loin d’être permanent dans certains cas, c’est juste parfois un abri pour la nuit, a coté des poubelles ou dans un renfoncement d’un commerce, mais suffisamment en visibilité pour se sentir un peu protégé du froid et du danger de la rue . Parfois cela se passe bien pour les résidents, parfois après c’est un dépôt d’immondices. La crainte des résidents, c’est que cela dure, et que cela attire d’autres itinérants…
Quant à l’usine C sur les 2 photos, l’entrée des spectateurs à mobilité réduite en particulier est juste à coté, ce qui donne une image dégradée de la ville à des spectateurs souvent venus d’autres quartiers !
02 novembre 2025
Par contre, il n’y a pas d’agressivité, ni de violences verbales, lorsqu’on va voir le campeur . Il comprend, on échange des paroles et de la nourriture, et il s’en va en laissant la place très propre. Par contre d’autres voisins, plus âgés ou moins tolérant, ne permettront pas aux poubelles de rester…
Le regard des autres
Les visiteurs du quartier ou sont concentrés les itinérants ( par exemple, autour des sites d’injection supervisé) n’en reviennent pas, et délaissent alors les activités sportives, culturelles ou commerciales du quartier .
l’ASCCS ou Centre Yvon Deschamps, le cœur social de notre quartier, en a été réduit a demander la carte de membre pour y accéder, et un vigile a été embauché pour certains moments de la journée. La récolte de seringues souillées bat des records .
Organismes communautaires au dessus des lois
Les organismes communautaires sont présentés comme incontournables, et totalement légitimes comme acteurs privilégiés, au détriment d’autres acteurs comme les résidents, les commerçants ou même la police. A aucun moment, leur rôle économique n’est décrit, leur réseau disséqué, et leurs résultats évalués. Pour PARAZELLI, Ils sont ceux qui permettent un vivre ensemble, et pour cause, tout leur discours culpabilise les autres acteurs de la rue.
On adore cette affiche placardée a la colle cet été sur la façade de certains commerces
Il faut quand même ne pas être dupe : l’école de travail social de l’UQAM n’est pas uniquement un lieu de réflexion. C’est aussi un endroit où des dizaines de professeurs forment la plupart des cadres de ces organismes communautaires.
Pour rappel : “La mission universitaire de l’École de travail social de l’UQAM est de former des intervenant.e.s qualifiés à l’exercice du travail social, capables d’interagir en situation de complexité avec éthique et rigueur.el”
De plus, c’est compréhensible qu’ils soit brulés puisque leur développement par la mise en place de foyers d’accueil est extrêmement rapide, et très différent de leurs activité d’origine
Une ostracisation du “pas dans ma cour”
PARAZELLI présente les résidents ou les commerçants comme des individus non représentatifs, sans notion de groupe, et qui doivent donc se plier à ses recommandations . Il les infantilise et minore leur poids politique en tant que citoyens/acteurs économiques , au profit des organismes communautaires qui deviennent les seuls interlocuteurs des autorités.
Nous ne voulons pas que notre indignation face à des incivilités permanentes, ou à des infractions à la loi, serve la politique du “faire toujours plus de SIS” de la ville de Montréal .
Agrandir ou créer de nouveau services autour du SIS spectre de rue ne fait que renforcer l’insécurité dans la rue Ontario, et les rues aux alentours. Dire le contraire, comme le fait le CIUSS ou la santé publique, c’est un mensonge . Et de gênant ou apeurant, cela devient vraiment dangereux pour la sécurité des résidents et des visiteurs.
Car l’insécurité dans Ville-Marie n’est pas qu’un sentiment, mais un fait qui augmente d’année en année, en particulier autour du site d’injection spectre de rue dans Ville Marie, l’arrondissement géré par Valérie Plante et Robert Beaudry (un ancien coordinateur de spectre de rue) depuis 8 ans :
Carte 2022Carte 2023Carte 2024Carte 2025 des interventions pompiers sur Montréal
Ces 4 cartes montrent bien que la situation se détériore autour du SIS spectre de rue
Les OBNL spécialisées dans l’itinérance , un autre enjeu électoral
Reflet fidèle, mais partial et incomplet, ce rapport s’acharne a vouloir défendre la politique actuelle d’assistance des itinérants, soutenu par la Santé Publique ( donc avec nos sous) .
Elle consiste principalement à offrir des sites d’injection supervisé et, de plus en plus, des hébergements spécialisés. Tous ces organismes demandent plus de nos sous, et pour cause, les offres d’hébergement sont de plus en plus nombreuses, sans que la main d’œuvre ou le financement privé suivent. Elles sont aussi gérés parfois par des associations, type le perron de spectre de rue, qui n’ont aucune expérience en la matière. Une population vulnérable se retrouve concentrée dans une résidence, sans surveillance ni suivi, soumis à toutes les tentations, mais la morale est sauve.
Le chiffre de 500 000 interventions/ an pour 24 organismes est présenté comme énorme, alors qu’il recoupe une large gamme de services, et qu’il est invérifiable . Pour information, un dépanneur ouvert 7/7 qui a 300 clients par jours fait approximativement 100 000 usagers par an .
Crise humanitaire perpétuelle
Cette politique d’aide au plus démunies ne s’accompagne d’aucune campagne de prévention pour lutter contre la consommation des drogues de rues. Elle ne cherche pas non plus a redonner un travail à cette population. par l’intermédiaire de formation adaptée, ou par l’action d’entreprises bénévole.
Felix Leclerc nous chantait que pour tuer un homme, il y a 100 000 façons, mais la meilleure façon , c’est de le laisser à rien faire .
Cette crise sociale est organisée pour durer.
Elle favorise une sécularisation des institutions d’aide, sans que la province ou l’état ait son mot à dire. L’église catholique, presque dissoute dans ses péchés de chair, s’est reconstituée a travers des organismes plutôt rebelles et tatoués.
Cette continuité est visible par l’occupation,par ces derniers, d’anciens édifices gérés auparavant par le clergé québecois, et dont le fonctionnement est de plus en plus assuré par nos sous . un exemple : le centre saint pierre , toujours dans Centre Sud.
Une administration décentralisée constitués d’OBNL se met doucement en place, comme si la santé publique se retirait peu à peu de toutes les activités sociales héritées de l’église catholique.
Insécurité ou incivilités ?
Dans Centre sud – le Village – Ville Marie, ce sentiment repose sur l’observation QUOTIDIENNE des incivilités ou des actes de délinquances liés, dans notre quartier, à l’économie de la drogue
L’insécurité c’ est un sentiment qui renvoie l’être humain à l’instabilité. L’insécurité peut être liée à la perte d’un emploi, à un lieu soumis à la délinquance ou à un état que l’être humain peut ressentir lorsqu’il se sent en danger
Attroupement sur le trottoir, campement dans les porches, injection dans la rue, inhalation de crack sur les marches des habitations, cris et comportements inhabituels, déchets en grand nombre dont des seringues, course en vélo sur le trottoir, déjections humaines sur le trottoir, uriner en direct live sur le trottoir, tasse de café renversées et jetées, présence de dealers avec échange d’argent en pleine rue, overdoses en pleine rue avec intervention des premiers répondants et de la police, menaces de mort, bagarres entre usagers des drogues, etc.
Instrumentalisation par les OBNL, les politiques et la santé publique
Et oui beaucoup de monde a intérêt a une fuite en avant technique .
Les politiques
A l’évidence, ils ne veulent pas que ça change, et ils institutionnalisent la précarité avec la mise en place des SIS, puis des résidences spécialisées . On peut légitimement se demander si le remède n’est pas pire que le mal.
La santé publique
C’est une gestion catastrophique . Une simple réponse technique de crise à un problème structurel de notre société.
Et pour cause, la santé publique ne fait pas son travail de prévention ! créer ou agrandir les SIS, c’est juste une réponse cheap pour dire qu’ils font quelque chose pour aider les plus démunis (à se droguer encore plus ? ) . Une politique de prévention, ça a été fait pour la cigarette ou l’alcool, avec des réponses spécifiques, et ça marche !
Et cela dure, et cela empire depuis des années . Pas étonnant que certains experts en fassent leur miel ! On les soupçonne même de considérer les quartiers où s’implantent des SIS comme des laboratoires à échelle humaine, préfigurant les évolutions de notre société dans les annés a venir.
Les organismes communautaires
Ils sont en première ligne pour s’occuper de la misère humaine que génèrent l’usage des drogues de rue . Ils vivent de cela. C’est leur intérêt que la situation continue, et si elle se dégrade, c’est encore mieux, puisqu’ils vont s’agrandir avec de nouveaux services et gérer des résidences qui leur apportent des nouveaux usagers .
Tous ces acteurs qui ne veulent pas changer de politique instrumentalisent les discours des résidents pour justifier l’installation d’une salles d’inhalation de CRACK !
Instrumentalisation en cours
Cela fait 8 ans que les SIS comme spectre de rue, dopamine, cactus, l’anonyme et la santé publique nous font le coup de l’oeil du cyclone, que la tempête arrive, etc…
Les journaux se mette a produire des articles, en mettant sur le même plan la montée de l’insécurité, et la création/extension de sites d’injection, comme si c’était une réponse adaptée.
Il y a plus d’usagers des drogues, plus d’itinérance, nous disent ils ? mais où sont les chiffres objectifs …
Ce qui est certain, c’est que les SIS par nature concentrent les faits d’insécurité, et que les usagers de drogue deviennent plus visibles, gênants, irritants, parfois avec des postures agressives, pour les résidents.
Dans Saint Jacques, cela a été plus difficile, mais Claude Pinard d’Ensemble MTL l’a emporté de 13 voix …Robert Beaudry a bien entendu contesté, mais le vérification des bulletins invalidés a finalement confirmé la victoire de Pinard avec 23 voix d’avance.
Comme quoi, une réussite ou un échec se joue parfois a quelques voix, sans oublier un triste bilan sur 8 ans …
Nous allons vous informer de la même façon que lors des dernières élections Montréal fédérales dans LAURIER-SAINTE MARIE, mais tout d’abord un bref rappel sur le redécoupage des zones électorales dans VILLE-MARIE .
ET oui, les délimitations des 3 districts ont changé, suite au dernier recensement, ou pour d’autres sombres raisons . Peu de littérature sur le sujet ! pour résumer un peu de géographie et d’histoire :
Pour ne pas vous assommer, on ne parlera ici que des 2 premiers
District SAINTE MARIE au Sud-Est – élections Montréal
Il recouvre une partie de l’ancien Faubourg Sainte-Marie et compte 23 555 habitants. Le Centre-Sud Le quartier de Sainte-Marie Le Village gai Le Parc Jean-Drapeau
Sophie Mauzerolles, élue par 2 fois du secteur SAINTE MARIE, ne se représente pas. elle paye sans doute sa volonté d’apaiser la circulation autour du pont jacques-Cartier…
Robert Beaudry qui se représente pour la 3e fois ( bravo, Robert !) dans un secteur saint jacques modifié géographiquement. Il se recentre sur les zones des nouveaux grands ensembles, dans le sud ouest de ville marie . Il semble quitter son domaine de prédilection, les OBNL de l’itinérance, pour se recentrer sur l’urbanisme, et ses promoteurs.
Un beau recentrage de carrière, comme on dit dans la Construction, encore félicitations, Robert !
On dirait un réclame AVANT – APRÈS !
District PETER-MACGILL à l’Ouest- élections Montréal
Le district Peter McGill recouvre une partie de l’ancien territoire du Faubourg Saint-Antoine. Il compte 31 665 habitants. Shaughnessy Village Le Mille carré doré Le Quartier du muséeLe Quartier Concordia
Les candidats aux élections Montréal dans SAINTE MARIE et SAINT JACQUES
Projet MTL Sainte MarieEnsemble MTL Sainte MarieUn arrière-plan vivant et coloré dans Sainte MarieProjet MTL Sainte JacquesEnsemble MTL Saint Jacques
Élections Montréal : Quel programme est le plus attrayant pour un résident / commerçant ?
On retient particulièrement la rénovation de la caserne 11, dite aussi caserne BEAUDRY (pas robert !) , ce que nous demandons depuis longtemps, car elle pourrait être un symbole phare de notre quartier ! on pourrait y mettre des ateliers d’artiste, par exemple .
Caserne 11 dite Beaudry
Il faut savoir que ce bâtiment d’exception se dégrade de jour en jour depuis 8 ans : ancienne caserne de pompiers, plus que centenaire, situé à l’angle ONTARIO et BEAUDRY, en plein cœur du district Saint jacques, il a été occupé par quelques OBNL qui en ont été évincés par la ville .
Depuis RIEN.
Ce serait pourtant le fun de revitaliser notre quartier, si fier de ses portes cochères, de ses parcs, et de quelques beaux monuments patrimoniaux.
Dans le VILLAGE !Porte cochèrePorte cochèrePorte cochèrePorte cochère
La ville injecte des millions de $ pour rénover des rues ou soutenir de très nombreuses OBNL, mais est incapable de mettre en place une solution pour ce bâtiment d’exception !
Il symbolise, hélas, la politique municipale pour notre quartier historique : choisir des mauvais objectifs type construction ou OBNL sous-traitantes de la santé publique , et laisser faire le reste !
Beaucoup plus d’engagement ! c’est le black friday !
On y trouve ceci que nous trouvons inquiétant car nous n’avons jamais été sollicité par notre conseiller Robert BEAUDRY sur un tel sujet :”Transformer la rue Ontario en artère commerciale de proximité dynamique et attrayante en réduisant la circulation de transit et rendant la ligne 125 plus efficace et fluide”
Cela veut il dire des travaux pendant 6 mois ou 1 an avec des passerelles pour entrer dans les commerces ? En tout cas, rien sur la caserne Beaudry …
Notre avis
On constate visiblement une usure du pouvoir de projet MONTRÉAL en 8 ans. Valérie PLANTE, mairesse de l’arrondissement, et Sophie MAUZEROLLES, conseillère du district SAINTE MARIE, ne se représentent pas. Robert BEAUDRY, se recentre vers l’ouest, et sa nouvelle passion, l’urbanisme.
c’est la question fondamentale qui se pose à nous quand on voit la richesse humaine et historique de notre quartier .
les acteurs les acteurs de centre sud sont nombreux, mais lesquels sont légitimes pour participer à ce débat ? Est ce que ce sont qui y habitent ou ceux qui en tirent profit sans le faire vivre…
les dangers existants
la non gestion du comportement civique des usagers de la drogue, avec des individus bizarres qui viennent s’y agglomérer …
les travaux de la ville, présentés comme nécessaires pour notre confort, mais qui durent beaucoup trop longtemps (source de bruit, d’interdiction de stationner, de coupure d’eau et d’électricité, de présence de camions de chantier) . la ville elle même qui remodele le milieu urbain avec des promoteurs immobiliers qui ceinture au sud de grands ensembles. A cela s’ajoute une politique de vie qui privilégie le tourisme ( pas encore dans notre
résultat : Les résidents ne se sentent pas respectés, et vivent mal ces grands moments d’éternité
les points forts de centre sud
notre bâti patrimonial dont l’ossature visible de tous est la belle porte cochère de centre sud
Notre habitat social ( logements sociaux, Coop, , autres, etc…) qui assure une mixité humaine incomparable
un grand nombre d’organismes communautaires, dont certains parfois dépassent largement leur mission originale …
une mixité propriétaires vs locataires qui fonctionne
de nombreux petits parcs pour les enfants, les sportifs et les propriétaires de chiens
il y a quelques jours nous avons pu observer un individu qui avait un comportement atypique rue Ontario . Vous allez me dire qu’avec les usagers de drogue, nous avons beaucoup de comportement atypique dans notre quartier. D’ailleurs c’est quoi un comportement atypique ? un individu qui crie sans raison, ou qui circule en vélo sur le trottoir, ou qui s’injecte sur le trottoir des substances dans le corps, ou qui fume du crack ou etc etc…
Pas seulement, c’est aussi une personne qui n’a rien à faire là où il est. En l’occurrence ce type ne faisait rien de mal, il semblait pas méchant, il restait planté la, à observer on ne sait trop quoi, toujours dans la même direction, vers la rue de la Visitation
t-shirt de l’ASCCS
ce qui était curieux c’est qu’il portait des t-shirt noirs ou rouge, comme ceux que portent les animateurs du centre communautaire voisin. Un beau jour, il s’est rapproché physiquement de ce qu’il observait, il a regardé à travers les vitres de la maison soleil, un organisme qui aide à scolariser les enfants de milieux défavorisés issus de notre quartier.
Alors j’ai pris mon courage à 2 mains, et je suis allé vers lui. Je lui ai demandé ce qu’il faisait la dans la rue, si il avait un soucis particulier et si je pouvais l’aider . Il me répondait à chaque fois que tout était correct . Je lui ai dit que nous étions très attentifs à nos enfants, et que nous y faisions attention. Il n’a rien dit et il est parti.
je ne l’ai plus revu après cela
j’en ai parlé avec une responsable de la maison soleil, elle l’avait aussi remarqué et nous avons décidé ensemble de faire plus attention.
Les rumeurs couraient dans le quartier depuis un moment : Le SIS spectre de rue allait compléter son offre d’injection des drogues par une offre d’inhalation des drogues augmentant ainsi sa fréquentation ! Le déménagement de TAPAJ dans le nouveau bâtiment construit spécialement pour eux un peu plus à l’ouest , à côté de la brasserie du cheval blanc libérait déjà de l’espace.
On se disait que non, il n’allait pas accroître la fréquentation d’usagers de drogues dans un quartier résidentiel, près des commerces, des écoles et du centre communautaires ! Et bien si, la santé publique persiste dans sa politique inepte, malgré toutes les critiques que ce SIS accumule depuis plus de 8 ans .
C’est vraiment une terrible nouvelle pour le quartier .
c’est encore pire que ce qu’on s’imaginait, puisque c’est une nouvelle construction ( mais avec la plantation d’un arbre dans le tout petit espace qui restera…, cela répond à la stratégie Montréal 2030 ! ) payée par nos sous de la santé publique qui est prévu !
Site d’inhalation de drogues
Et bien c’est officiel depuis le dernier conseil d’arrondissement, une demande d’exemption au réglement d’urbanisme a été accordé par nos élus pour construire dans la cour arrière un batiment pouvant accueillir des fumeurs de crack dans un milieu résidentiel.
Pas d’issue de secours
Valerie Plante à présenté cela comme une extension, ce qui évite un certain nombre de problème réglementaire comme celle de l’issue de secours dans la cour arrière qui débouchera sur un mur !
Impacts des travaux avenue Lalonde sur les rues avoisinantes
Rues barrés et stationnements réduits : aux résidents et visiteurs de se débrouiller !
Coupures d’électricité
Suite alerte au gaz due aux travaux (?), coupure de 11h45 à 16h45 le jeudi 03 juillet, les pompiers sont venus stationner rue de la visitation pendant et après le rétablissement du service par HQ.
Coupure d’eau
Le 07 juillet toute la journée dans le voisinage . Le rétablissement de l’eau par les services municipaux (?) a provoqué un coup de bélier dans tous les tuyaux des alentours : l’USINE C a eu une rupture de canalisation, et notre lave vaisselle est hors service…
Dégâts collatéraux divers
15 juillet 2025 – Un voisin a vu toute ses plates bandes détruites par le passage d’un camion de chantier.Un courriel a été envoyé le 17 juillet à Robert Beaudry, le conseiller du district Saint Jacques dans Ville Marie
Toute cette énumération a un but
Informer sur ce qu’il se passe vraiment pendant des travaux de longue durée, car cela a un impact énorme sur notre vie de quartier, tout en étant sous estimé par la Construction et la municipalité de Montréal. (La Construction avec un grand C est une entité floue non définie, composée d’engins de terrassement pilotés par des individus qui ont des grosses chaussures…)
Hyper-Centre SUD
Cela va nous permettre de parler du devenir du quartier vu par ses résidents, et du concept d’hyper CENTRE-SUD que la ville de Montréal nous prépare, a l’instar d’autres villes touristiques dans le monde.
L’église catholique au Québec a longtemps rayonné, accompagnant les colons francophones sous le joug anglais, favorisant les familles nombreuses jusqu’à 10 enfants et plus. Et puis un beau jour du printemps 1967, toutes les églises se sont vidées, et seule une minorité de croyants subsistent aujourd’hui. La hiérarchie catholique est exsangue, vieillissante et a été coupable de tant d’abus qu’elle n’est plus respecté. Il lui reste un parc foncier conséquent.
Cependant l’église n’existait pas que pour dire la messe le dimanche, elle avait aussi des missions, dont les soins de santé et l’assistance aux plus démunis. Or la nature a horreur du vide, et ces missions il a bien fallu que des nouvelles organisations (dont les SIS ou site d’injection supervisé) les assument.
La santé publique ou CIUSS
Pour les soins, c’est la santé publique de nos jours, avec le concours de la médecine hospitalière. Pour l’assistance aux plus faibles, c’est aussi la santé publique, mais comme donneur d’ordre. L’originalité de cette assistance c’est qu’elle est sous traité à des OBNL, qui sont des associations a but non lucratif, et dont la mission est inscrit dans leurs statuts.
La ville de Montréal
Complétement dépassée par le événements lié à l’économie de la drogue, elle approuve toutes les décisions de la santé publique, au mépris de la sécurité et des conditions de vie des résidents voisins des SIS, alors que les règles élémentaires d’hygiène ne sont même plus respectées. Elle en est à approuver des aménagements dans les SIS pour y établir des sites d’inhalation, concentrant davantage d’usagers des drogues, et favorisant des rejets de substance dans l’atmosphère.
SIS ou site d’injection supervisé
Le SIS, c’est un site d’injection . Le personnel assiste les usagers de drogues. Sa mission est d’éviter les overdoses, afin de faire baisser les statistiques de mortalité .
Dans le cas des SIS, la santé publique de Montréal s’est appuyé sur des OBNL existantes , qui travaillaient sur la non transmission du virus du SIDA, la récupération de seringues ou la population itinérante.
Changement de mission
La plupart des ces OBNL étaient en perte de vitesse car situées dans des quartier dont la population avaient beaucoup changé. Or la santé publique n’a pas eu d’autre choix que de créer des SIS, car c’était une décision politique nationale, d’autres provinces avaient déjà commencé, en particulier la CB. Elle n’a pas eu le choix non plus des OBNL, elle a pris les 2 ou 3 qui étaient volontaires il y a 8 ans au Québec, en fermant les yeux sur les questions de sécurité ou de cohabitation avec les résidents , sans aucune concertation avec la population.
Les élus locaux de Montréal sont pour la plupart issu de ce monde de l’assistance sociale.Ils ont favorisé ce changement de mission des OBNL pour des raisons électoralistes, et la communication du parti libéral du Canada,qui a fait voter cette exemption à la loi fédérale, a fait le reste .
Elle a payé la réfection des locaux des OBNL, et assure maintenant financièrement une partie des subventions (puisque par définition, ces OBNL ne font pas payer leurs prestations)
Le Fentanyl, Opium du peuple
Et voila comment finalement, et pour paraphraser Marx – la religion c’est l’opium du peuple – on reconstitue une nouvelle église dont l’Opium ou ses dérivées comme le Fentanyl, est la seule religion !